Affichage des articles dont le libellé est Mon Paris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mon Paris. Afficher tous les articles

lundi 22 août 2016

Une parisienne à Paris...

C'est assez étonnant ce changement de vie que j'ai effectué il y a maintenant un peu plus de deux ans. Deux ans, déjà... Bref, n'allons pas tomber dans la mélancolie, ce n'est pas encore de saison! 
Depuis que je suis dans le Nord, j'ai l'impression de mieux vivre, dans le sens de bien plus profiter des petits bonheurs de tous les jours. Avec le recul, je crois sincèrement que même si les Français en général sont les champions du monde en matière de "râleries" en tout genre, les parisiens détiennent tous les records. Je le vérifie encore de temps en temps lors de mes brèves escapades "à la capitale". 
Les parisiens sont d'éternels insatisfaits, j'en ai fait partie durant la majeur partie de ma vie, être parisienne c'est ne plus voir cette ville sublime que sous le prisme du quotidien. 


Je suis née à Paris, il y a maintenant 40 ans. Dans le 14è arrondissement plus précisément, c'est assez anecdotique finalement quand on sait que c'est un arrondissement qui ne m'attire pas particulièrement. 

Le Paris que j'aime se trouve dans le 20è arrondissement où j'ai grandit et aux Batignolles, quartier cher à mon coeur puisqu'il a vu grandir l'Ingrat et que j'y ai par conséquent beaucoup de souvenirs: l'école de mon fils, le parc au bout de la rue où nous habitions (et où j'ai passé des heures interminables à me faire chier sur un banc en attendant le énième tour de toboggan), la place Clichy, le cinéma, Montmartre et bien entendu l'hôpital dans lequel j'ai travaillé quelques années (avant d'être mutée en banlieue -l'enfer du parisien-). 

Pour ma première expérience Airbn'b, j'ai donc cherché dans ce quartier, près de ce qui aurait du être un village Olympique si les anglais... bref! J'ai déniché un studio avec un garage (rarissime) pour presque rien. Très bien situé, le proprio hyper dispo et proche de "toutes les commodités" comme ils disent (si tu veux plus d'infos, envoie un mail et comme je suis une chic fille, je te donnerais le lien). 

Mon Paris c'est aussi la Seine, mes pas me ramènent encore et toujours vers ce fleuve qui a longtemps été le témoin de mes chagrins (dans ma vie parisienne, dès que j'avais un "coup de moins bien", hop direction les quais, un miraculeux anti dépresseur!). 

Lors de notre escapade de Juillet, nous avons été chanceux puisqu'il faisait chaud et beau et pour nous, qui venons du Nord, crois moi, on sait apprécier ce genre de détail. 

Je crois, cependant, que c'est la première fois que j'ai aussi peu pris les transports, la douceur de l'air y étant certainement pour quelque chose, mon Iphone lui a enregistré presque 50 kilomètres en 48 heures, autant te dire que le soir, j'ai rarement demandé mon reste. 

Pour la première fois, j'ai aussi assisté au spectacle sons et lumières aux Invalides. Ce genre de mise en scène est toujours impressionnante à la tombée de la nuit et même si je déplore le manque de confort (assise par terre dans la cour pavée du musée) pendant 45 minutes, je suis contente de l'avoir fait et d'avoir retracé un bout de l'histoire avec un grand H de cette ville. Si tu es tenté par l'expérience, n'oublie pas ta petite laine, les nuits sont fraîches et venteuses! 


Evidement les copines qui passeront par là, vont sourire mais il est inimaginable pour moi de passer à Paris avec un "touriste" sans lui faire découvrir Razowski qui reste un des meilleurs endroits de la capitale pour manger un burger. Le personnel y est toujours charmants et souriants (en bonne provinciale, je fais maintenant très attention à ce genre de détail) et c'est un peu à l'écart du tumulte de la ville (que je ne supporte plus, Paris est un enfer pour les oreilles!).

De ballade en ballade, j'ai joué à la touriste en embarquant pour une promenade en Bateau Mouche (un de mes petits plaisirs de l'été), puis nous avons crapahuté jusqu'au kiosque de la Madeleine pour profiter des meilleurs tarifs pour aller au théâtre nous divertir avec une comédie de boulevard (j'en raffole!). C'est "A vos souhaits" avec le vieillissant mais néanmoins touchant Bernard Menez et si tu aimes ce genre de spectacle, tu vas te régaler. 

En attendant le levé du rideau, nous nous sommes installés à la terrasse d'une brasserie sur un boulevard animé où ma Fifi a fait l'effort de venir nous faire un petit coucou, le genre d'attention qui fait toujours chaud au coeur et qui fait dire à mon barbu (exceptionnellement rasé à la suite d'un pari qu'il a perdu) que j'avais des copines charmantes. 


Encore un joli week-end et malgré tous nos efforts, impossible de nous tirer le portrait sans faire les clowns...

vendredi 31 octobre 2014

Sur un air d'Opéra avec Dalloyau

Je sais bien que Noel est encore loin et pourtant, j'ai déjà commencé mes cadeaux de Noel. Cette année, j'ai décidé que je ne m'y prendrais pas à la dernière minute, que je ne voulais pas me retrouver avec la foule colérique dans les grands magasins et surtout, si je peux échelonner les dépenses sur plusieurs mois, c'est encore mieux... Je deviens sage avec l'âge, c'est dingue! 

Evidement non, je ne vais pas te dévoiler ici mes achats puisqu'une grande partie de la famille est désormais au courant de ce blog et ce serait quand même dommage de gâcher l'effet de surprise non? 
Donc je viens te parler de la buche de Noel et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de celle de la maison Dalloyau. 

Cette buche au visuel parfait s'appelle la "Symphonie d'opérettes" aux notes surprenantes mais néanmoins délicieuses d'orange. Un dessert de fêtes à l'orange donc mais adoucit par un duo de mousses à la noisette et au chocolat/noisette. Pour son appellation, c'est tout simplement un clin d'oeil à l'Opéra crée par la maison en 1955. Le prix va forcément nous faire grincer des dents puisqu'il faut compter 95€ pour une buche qui ne va ravir les papilles que de 6, voir 8 convives au plus...

Non, mon coup de coeur à moi est pour la galette des rois! Pour ces fêtes de fin d'année, Dalloyau l'a dénommé "Coeur de dentelle" en nous offrant une variation du mendiant. 
Pourvue d'un délicat mendiant en dentelle de chocolat, on découvre sous son feuilletage une crème d'amandes noisettes mêlée de confiture d'orange (le fruit de Noel apparemment, et oui papa, je sais que c'était ton cadeau sous le sapin quand tu étais petit ^^) et son coeur,  cache un mélange de raisins macérés au rhum, des pépites de chocolats et des fruits torréfiés. 
Outre ses spécificités gustatives, ce qui m'a plu c'est bien évidement la fève (ben quoi?)! et Dalloyau s'est associé à la maison Stone pour la réalisation de ces dernières. Il s'agit d'une médaille (comme tu peux le voir sur la photo ci dessus) inspirée de la dentelle et déclinée en couleur or, or rose et argent, crée par Marie Poniatowski, créatrice la maison Stone Paris. 
Petit plus? Par rapport à la buche (qui n'a pas de cadeau caché), la galette sera en vente à partir du 1er janvier pour 42€, les 6/8 personnes et cette fois, quoi qu'il arrive JE VEUX LA FEVE! 


mardi 14 octobre 2014

Le burger au café Victoria à Paris.

A force de passer de Paris à Valenciennes au fil de mes billets, on va finir par y perdre le nord. N'empêche qu'il va falloir s'y habituer parce que je n'ai pas la sensation que cale va changer dans les mois qui arrivent. J'ai quitté Paris (par choix même si ce dernier reste incompréhensible aux yeux de tous les parisiens en place) et vis désormais près de Valenciennes, mais je resterai Parisienne de naissance quoi qu'il arrive, j'y ai grandit et une partie de mes racines y sont restées. 


Pendant très longtemps, l'idée de m'attabler seule au restaurant, dans une brasserie et qui plus est en terrasse était pour moi, un truc totalement improbable. Trop timide (si, je te jure), je n'aurais pas su quoi faire de mes dix doigts face à moi-même. Depuis, j'ai grandit vieillit et j'ai appris à aimer ces repas seule à ne me préoccuper que de mon estomac. 

Bon, pour ce repas ci, il était 17h. Attends!!!!!!! Je n'avais pas déjeuner le midi, je savais que je ne ferais pas un vrai repas le soir, du coup je me suis laissée tenter par un burger. 
La décoration est typiquement celle d'une brasserie des années 1900 avec un bar tout en longueur et impeccablement ciré. Le personnel, en tout cas la serveuse qui s'est occupée de moi était hyper souriante et prévenante. 
Le burger était énormissime, le morceau de viande tellement gros malgré son gout succulent, je n'ai pu le terminer. Et la sauce, était divine avec des cornichons coupés en tout petits morceaux mêlés à la sauce en toute discrétion et des oignons moelleux et caramélisés à souhait... Bref, un délice. 

Cafe Victoria
64 rue Pierre Charron
75008 Paris. 

vendredi 10 octobre 2014

Un Noël rose avec Chantal Thomass et Tati, pourquoi faire?

Quand je suis allée à Paris pour la présentation Sanoflore, j'en ai profité pour me rendre à une journée presse organisée pour la collaboration de Chantal Thomass et Tati. Je déteste les présentations presse. 
Je déteste ça parce que je ne suis pas "presse" et quand j'habitais à Paris, je ne répondais jamais à ce genre de sollicitations. Là, j'avais une heure à tuer, j'y suis allée. Quand tu es blogueuse et que tu te rends dans ce genre de présentation, la première question que l'on te pose à l'accueil c'est pour quel support tu écris, quand tu réponds que tu es blogueuse, on sort le second listing et on te souhaite une jolie découverte. On ne t'explique rien, on ne te raconte rien bref on t'invite parce que les agences de RP ont compris que les blogs sont devenus une manne mais ne savent pas toujours comment se conduire avec ces derniers. Bref! 


Chantal Thomass a donc crée et signée une collection pour les fêtes de Noel chez Tati. De la décoration de table, quelques coussins, de jolies boiboites, des stickers (mot plus tendance pour dire autocollant), des bougies (forcément) et un ensemble de lingerie. Je sais que tu me connais et que tu sens déjà au travers des mots, une pointe d'agacement et tu n'as pas tort. 
Pour moi, le seul point commun entre Tati et Chantal Thomass, c'est la couleur. Ce rose bonbon qui peut rappeler l'une ou l'autre des deux marques et c'est tout. Je n'aime pas le mélange des genres, en général. 
Attention, je ne viens pas dénigrer Tati, j'en suis cliente. Je l'ai été pour l'Ingrat (maintenant il préférerait aller au lycée à poil plutôt que de porter un tee-shirt sans marque, la bêtise des ados), je le suis pour la Paupiette parce que je trouve que pour le temps où nos chers petits portent leurs tenues, il n'est pas forcément nécessaire d'investir ou d'attaquer le PEL. Et j'y achète mes recharges de cire WEET qui sont beaucoup moins chères qu'ailleurs. Mes collants, mes cotons, tout un tas de bricoles bien utiles et pour un tout petit prix. 
Chantal Thomass pour moi, c'est du luxe à l'état pure. Quand j'ai eu les moyens, je me suis offert un ensemble de lingerie dans la jolie boutique, rue Saint Honoré et j'ai adoré la qualité et le confort des pièces pour un prix exhorbitant (et il s'agissait bien là d'une micro envie de luxe parce que plus de 300€ un ensemble soutif/culotte, #ahem). Le hic, c'est que je n'ai pas retrouvé cette qualité dans les articles pour la micro capsule Tati, j'ai trouvé la dentelle cheap et les pièces de maintien de très mauvaise facture. Le tissus des coussins était rêche, et les boites mouais bof. 

Du coup, je ne comprends pas à qui/quoi sert cette collection? Je veux dire que si je me rends chez Tati, ce n'est pas pour y trouver du rêve à moindre prix et de qualité médiocre. Si j'y achète un soutien gorge Chantal Thomass qui ne me maintient pas correctement avec une dentelle qui va très vite s'effilocher, quand un jour j'aurais les moyens de m'offrir de la lingerie haut de gamme clairement je n'irai pas chez Chantal Thomass et me dirigerai plutôt vers Wacoal (beaucoup moins cher d'ailleurs  et tout aussi, si ce n'est plus confortable selon moi) puisque l'ensemble acheté chez Tati m'aura laissé un souvenir pas très glorieux...

Bref, j'ai pas compris. 

mardi 16 septembre 2014

Brasserie Le zinc d'Honoré

SI tu me suis sur Instagram, tu dois bien voir que même si j'ai quitté Paris pour rejoindre les miens, je continue d'être très souvent sur la capitale. Je dois même avouer que j'apprécie peut-être plus Paris depuis que je n'y vis plus, elle est aussi beaucoup plus épuisante (ah, on me dit dans l'oreillette que c'est uniquement moi qui vieillit, très bien.).

Bref! Quand je vais à Paris, je préviens mes copines quelques jours en avance afin que l'on puisse tenter de faire coïncider nos emplois du temps respectifs pour se claquer une bise et accessoirement se remplir la panse. Au mois d'aout, j'ai donc récupérer Fifi à la sortie de son boulot en fin de matinée et direction la place du marché Saint Honoré que j'aime beaucoup en été, pour son coté piétonnier (donc calme #ahem) afin d'y prendre un déjeuner de filles! 

Je n'avais pas trop envie de retourner au Razowski que je connais un peu par coeur (à force) et nous nous sommes dirigées vers la terrasses voisines (on est trop des aventurières avec ma blonde d'amour...)! 

Fifi en bonne bordelaise a opté pour une viande rouge accompagnée d'une verre de vin (comment je balance huhu), pour ma part (et encore une fois sans surprise) j'ai choisi le poisson! 

 Faux filet pour Fifi Jolie

 Saumon et filet de tapia pour Bibi

Je mourrais de faim et j'ai donc engloutit mon assiette en moins de temps qu'il ne me faut pour écrire ce billet. C'était bon mais la cuisson a un peu pêché (ahah) sur les deux plats il me semble... 
Le petit accompagnement de légumes dans mon assiette était par contre une tuerie et j'ai même regretté qu'il n'y en ai pas plus, pour dire! 

En dessert, on s'est fait plaisir avec une crêpe chacune mais là encore, du grand grand bof avec un dessert à la pâte bien trop épaisse pour être agréable en bouche et juste saupoudré de sucre glace. 


L'addition est comme elle se doit à Paris: Salée. La formule plate et dessert (hors boissons) à 20€ et un coca zéro servi au verre à 4,20€ c'est le prix à payer pour déjeuner en terrasse dans ce coin. 
Comme toujours pour ce prix, j'attends juste un tout petit peu plus en qualité même si cette fois, le personnel a été sympa et très patient vu le nombre d'heures où nous sommes restées attablé! 

Si, si pour le souvenir, tu penses! 

mercredi 16 juillet 2014

Le Saint M' à Bercy Village.

Ce n'est pas parce que j'ai quitté Paris que je ne t'en parlerais plus jamais. D'abord parce que je compte bien y retourner de temps en temps (d'ailleurs j'y serais dans moins de 48h) et puis parce que je fais bien ce que j'ai envie par ici. 

Avant de déménager, j'ai passé un week-end à faire le tour des différents quartiers de Paris que j'affectionne. Pour le faire découvrir d'abord mais secrètement pour emmagasiner des souvenirs. 
Et c'est donc très naturellement qu'après un rapide passage par Montmartre, j'ai repris ma voiture (oui, le dimanche tu peux conduire dans Paris) direction Bercy Village. 
C'était une fin de week-end où nous avions eu un temps pourri, averse sur averse sur...oh Surprise... averse et puis, tu sais ce moment où le temps change, le ciel devient rose pâle et tu sais que la soirée va être douce? Timing parfait pour faire découvrir ce joli bout de paradis...

Pas trop de monde aux terrasses, mais j'ai préféré manger à l'intérieur (retransmission des matchs de la coupe du monde oblige -). Je me méfie toujours des restaurants qui sont situés dans les quartiers un peu branchouille de la capitale, c'est souvent hors de prix pour des saveurs inexistantes. 

Nous avons choisi le Saint M' dans la cour St Emilion qui est une brasserie comme on en rencontre 500 dans les rues de Paris. 



Le personnel est souriant et très réactif ce qui, encore une fois pour Paris, est assez rare pour être souligné. La bouffe n'a rien d'exceptionnelle, c'est bon, ça semble frais mais pas de quoi se relever la nuit. Le BoBun est parfait puisque la viande de boeuf est juste marinée et pas cuite, c'est de cette manière que j'aime les manger et mon partenaire de crime a eu l'air d'apprécier son morceau de boeuf puisque je n'ai même pas eu le temps d'y gouter!

Par contre, le cheesecake au citron vert et son coulis de fruits rouges mérite à lui seul ce billet.
Tu le sais que j'en mange de ce dessert, que j'en ai testé quelques uns et celui-ci est tout simplement parfait. J'avais peur que le citron vert laisse un arrière goût un peu trop amer mais pas du tout, il reste en fond de bouche telle une douceur citronnée. Hyper aérien, on se laisse aller en croquant le sablé qui doit contenir autant de spéculoos que de beurre (mais Dieu que c'est bon!).
C'est simple, nous n'en avions commandé qu'un en pensant que ce serait peut-être un peu lourd en fin de repas et il m'a fallut freiner des quatre fers pour ne pas me laisser convaincre pour une seconde commande! Note qu'en rédigeant ce billet, je regrette amèrement de ne pas m'être laisser tentée...




LE SAINT M'
34 cour St Emilion
75012 Paris

vendredi 4 juillet 2014

Paris, I love you!

Aujourd'hui, je quitte Paris. Je suis parisienne de naissance, j'y suis née il y a bientôt 38 ans dans le 14ème arrondissement. Paris, c'est une partie de moi tout simplement et quand je la fait visiter, on est toujours étonné que je la connaisse si bien. J'y ai grandit, l'Ingrat aussi et puis j'aime son histoire alors forcément je suis un peu intarissable sur le sujet...

Bref, aujourd'hui je quitte Paris pour une autre région. Une région tout aussi chère à mon coeur puisque mes racines y sont ancrées. On ne va pas se raconter n'importe quoi et il est fort probable que quand toi tu liras ces lignes, j'aurais le coeur lourd... Je devrais même avoir versé une larme ou deux, je suis du genre à pleurer pour trois fois rien.

Mais je sais aussi que dès demain, j'irais bien... Il y a juste des jours qu'il faut laisser passer sans se poser trop de questions et aujourd'hui, est un de ces jours là. 

Il n'empêche, j'ai eu envie de partager sur le blog, ce Paris que j'aime tant et j'ai profité d'un vendredi ensoleillé de Juin où l'Ingrat et moi avions décidé de dire au revoir à la capitale pour prendre plein de clichés souvenirs. 


C'est LaTartineDu62 (son nom de code ^^) qui m'a demandé, selon moi quels étaient les endroits à découvrir en une journée sur Paris et à pied. Pour un(e) parisien(ne) c'est une question difficile tant tout mériterait d'être vu. Et puis, ça doit aussi dépendre du vécut de chacun, dans quels quartiers on se sent le mieux, quels sont ceux avec lesquels nous entretenons une relation particulière...

Je pense que pour une première visite, le quartier de Notre Dame est un bon choix, il y a pas mal de choses à voir (à pied) tout autour de l'une ou l'autre des deux rives.

Mon paris d'amour, il se situe autour du Louvre. J'ai eu une relation compliquée avec cet endroit... Je l'aime depuis que je suis haute comme trois pommes, j'ai arpenté les couloirs de ce musée bien plus que de raison. Et puis, il y a des années de ça (par amour par inconscience) je l'ai partagé avec un homme et j'ai mis des années à y retourner sans avoir un pincement au coeur. Une fois réconciliée, j'ai arrêté de "l'associer" et si j'y suis allée accompagnée, j'ai pris soin de m'y promener seule aussi pour ne plus en garder un triste souvenir. 


En rédigeant ce billet, je me rends compte que si je devais en faire un bilan, Paris sera toujours associé à l'Ingrat puisque c'est sans aucun doute avec lui que j'ai pris le plus de plaisir à y déambuler. 
Lui raconter cette ville magnifique, le pourquoi du comment de certains emplacements. 

En sortant du Louvre par la Cour Carré, on atterrit directement face au Pont des Arts. Ce pont où tous les amoureux cadenassent leur amour comme si on pouvait enfermer l'éternité... Je ne l'ai jamais fait. Est-ce parce que je suis parisienne ou par superstition, mais l'idée de verrouiller "l'amour" me fout une trouille monstrueuse...

La Seine est magnifique sous le ciel bleu (ça vaut pour tous les paysages, ceci dit même en pleine cambrousse avec un rayon de soleil ça le fait non?) et je crois que peut importe l'endroit où je vivrais, il faudra qu'il y ai de l'eau à proximité. La mer, un fleuve... allez, un chtiote rivière quoi! 


L'institut de France qui veille sur tous ces amoureux qui ont perdus la raison... Et puis, on retourne dans le jardin des Tuileries que l'on traverse histoire de saloper ces gaudasses de sable poussiéreux. 
On ressort bien entendu par la place de la Concorde toujours en effervescence, face au Ministère de la Marine Nationale. Tiens, en parlant de la Marine Nationale, je n'ai jamais su si on l'appelait la "Royale" à cause de son emplacement rue royale ou parce qu'elle était à l'origine la Marine Royale? 


Et pour terminer cette balade parisienne, je te confie deux de mes endroits préférés (il y en a d'autres mais on ne va pas tout découvrir d'un coup non?), deux passages hors du tourment de la vie parisienne si bruyante...
En haut sur la photo si dessous, c'est le Village Royal et je crois bien en avoir déjà parlé sur le blog il y a des mois de cela. En dessous, à gauche la rue Edouard VII qui est une voie privée interdite à la circulation et qui en fait un chouette endroit où se poser en terrasse...


Et une merveilleuse fête d'Indépendance à nos copains américains ;-)

mercredi 30 octobre 2013

Aeroville!

Il ya quelques jours ouvrait en région parisienne, un nouveau centre commercial. Je t'ai déjà dit à quel point j'aime les centres commerciaux? Il en aura fallut du temps pour voir naitre Aeroville le plus grand centre commercial de France ouvert ces vingt dernières années.


Aéroville, c'est 84 000m2 de surface, près de 200 enseignes et grâce à sa situation géographique (près de Roissy Charles de Gaulle), il attend pas moins de 12 millions de visiteurs par an. Ce chiffre me fait un tout petit peu flipper pas toi?
A coté des enseignes habituées de ce genre d'endroit comme H&M, Zara ou encore Séphora, on retrouve celui qui s'implante désormais un peu partout, je parle bien entendu de Marks&Spencer mais aussi de nouveaux "concepts store" comme les filliales de Mango un peu moins connues chez nous.
J'ai été étonnée d'apprendre que Mango habillait les hommes mais surtout que la marque avait une enseigne destinée aux femmes plus rondes (et quand tu vois comment ça taille chez Mango, pour être à l'aise, je prends du 42), j'espère découvrir de chouettes collections ici aussi.
Sans oublier le premier multiplexe EuropaCorp Cinemas avec des offres de places assez démentes dont je te reparlerais quand je l'aurais testé parce que c'est sûre que je vais y trainer mes loulous!


Nike Store ouvre ainsi sa plus grande boutique de l'hexagone, Vans se lance sur le marché français comme un grand dans sa propre boutique et coté chaussures Italie avec Piquadro et Amérique avec Skechers vont se faire concurrence.

Un vrai food court à l'américaine fait aussi son apparition avec Mc Donalds biensure, mais aussi Prêt à Manger, M&S café, Dim Sum pour l'Asie, Crêpes Compagnie, Factory&Co ou encore Johnny B. Good… On a pas fini de faire pêter l'Instagram avec des clichés de bouffe, je t'le dis!

Et puis bien entendu, la beauté et les trucs de filles avec Le Comptoir des coiffeurs chez qui on retrouvera Peggy Sage et Nioxon pour ne citer qu'eux...

J'ai bien évidement eu un énorme coup de coeur en voyant la marque multimédia Le Furêt du Nord de ma jeunesse Valenciennoise installée en bonne position…

Un face à face qui risque d'être intéressant entre The Body Shop à gauche et Séphora à droite!





Toutes les photos sont issues de mon compte Instagram que j'ai inondé de clichés le soir où j'ai découvert ce temple de la tentation et le détail qui change tout, c'est qu'étant situé sur une zone aéroportuaire Aéroville sera ouvert 7 jours/7 (si, si!) de 10h à 20h!

mercredi 25 septembre 2013

Exposition Titanic à Paris

A quelques jours de la fermeture au grand public de l'Exposition sur le Titanic, il était temps d'essayer de t'y emmener toi aussi non?


A l'entrée de l'exposition, on nous remet une carte d'embarquement comme celle que portait le passager de l'époque avec son nom et les détails de vie au dos.

IMMERSION!

Durant le parcours, je suis Mr Austin Blyler Van Billiard, j'ai 35 ans, je suis originaire de North Wales en Pennsylvanie et je voyage en 3è classe avec mes deux fils James William (10 ans) et Walter John (9 ans). Après avoir quitté mon pays en 1900, voyagé en Europe, m'être marié et avoir exploité une mine de diamants en Afrique centrale avec ma femme. Je rentrais chez moi, en Pennsylvannie pour voir mon père et tenter de m'installer comme marchand de diamants. Beaucoup sur le paquebot pensait que ma malle était remplie de pierres précieuses ce qui faisait beaucoup rire mes garçons...



Lors d'un de mes voyages en Europe, je suis passé par Paris et pendant l'embarquement quand j'ai entendu des français dire que le Titanic était aussi grand que la Tour Eiffel, j'en ai eu le souffle coupé. 



Il est vrai que le bateau est impressionnant, le quai est noir de monde. Des cris, des rires mais beaucoup de larmes des accompagnants qui disent au revoir aux passagers et qu'ils pensent ne pas revoir avant plusieurs mois pour certains...



Nous n'avons pas le droit de nous promener aux étages réservés aux premières et secondes classes, mais vous savez mieux que quiconque comment sont les enfants... Je passe mon temps à courir derrière James et Walter qui se sont mit en tête de visiter chaque recoin de ce géant des mers. 
En passant dans le couloir des premières classes, j'ai croisé deux femmes (françaises de ce que j'ai entendu) qui immortalisaient leur voyage en se prenant en photo. J'avoue ne pas y avoir pensé et mon appareil est resté en Afrique, j'étais déjà tellement chargé. 



Une porte s'est ouverte et le petit diable de Walter en a profité pour s'y faufiler au nez de la femme de chambre, quelle plaie! 
Je prends une grande respiration et pars à sa recherche. La chambre est baignée par la lumière du jour (ça change de la 3eme classe obscure à souhait) et le mobilier est raffiné, digne des plus grands hôtels étoilés. Du bois massif pour le lit, des tissus cossus pour les assises de chaises et du marbre pour les sanitaire, un concentré impressionnant de luxe au centimètre carré. J'attrape Walter qui s'est glissé sous la table et ressort avant de m'attirer des ennuis. 



Je cherches James dans ce dédale de couloir et le retrouve au pied d'une pendule au milieu de l'immense escalier, là encore réservé uniquement à la première classe. Heureusement que j'ai eu la présence d'esprit de n'emmener que nos habits du dimanche, dans l'agitation nous pouvons à peu près passer inaperçus...



En redescendant dans les parties qui nous sont autorisées, on se rend bien compte de la différence de "standing" comme disent les anglais. Des chambrettes minuscules, malgré tout l'ensemble est propre et là, encore je suis ravi d'avoir gardé nos économies qui nous seront bien utiles une fois rentrés au pays. 

En regagnant notre 3ème classe, nous sommes passés devant les menus proposés aux différentes classes et s'il n'y a pas de grande différence entre les 1ère et 2nde, heureusement que la plupart des gens voyageant en 3ème ne savent pas lire, la compagnie aurait droit à une mini révolution, je vous laisses vous faire votre propre idée...



Les salles à manger se passeront de commentaires, en haut la première classe, en bas à gauche la seconde et enfin notre réfectoire où l'ambiance, j'en suis certain est beaucoup plus détendue que dans les deux autres. 



Après diner, je sors avec les enfants sur le pont de poupe (celui réservé aux 3ème classe), histoire de prendre l'air avant de nous coucher. Il fait un froid de gueux et la nuit est noire sans étoile, glaciale. Je remonte le col de ma veste et regarde mes petits penchés sur la balustrade. 
Le bateau avance avec un vacarme effrayant sur une mer d'huile, sans pratiquement faire de vagues. 



Je suis dans un demi sommeil quand un bruit déchirant me fait sursauter, je regarde ma montre posé sur la tablette près de ma couchette: il est presque minuit. Dans le couloir, j'entends mes compagnons de voyages qui se questionnent. Les garçons ont été réveillés et se serrent l'un contre l'autre cherchant dans mon regard du réconfort. 
J'enfile mon manteau et mes pantoufles, avant d'aller voir de quoi il retourne. Je souris aux petits et leur dit de ne pas s'inquiéter, nous voyageons sur "l'insubmersible" que diable! Ils rient...
Je cherche à regagner le pont supérieur, et je suis stupéfait de voir que tout le monde porte un gilet de sauvetage. Que se passe-t-il? Impossible d'en savoir plus. Les gens deviennent fous, hurlent, se bousculent... J'essaye d'aider une vieille dame à se remettre debout, elle vient de passer 10 minutes à être piétinée dans l'indifférence totale. 
Je grelotte dans ce couloir de 3ème classe, en jetant un oeil sur mes pieds, mon sang se glace d'horreur. Les moquettes bon marché sont humides. Le bateau prend l'eau!
Je retourne sur le pont de poupe à l'air libre et aperçois un énorme glacier, si proche que je pourrais pratiquement le toucher. Des paquets que l'on jette des ponts supérieurs me sortent de ma stupeur et en aiguisant un peu ma vue, je tremble en constatant qu'il ne s'agit pas de paquets mais bien d'êtres humains qui se jettent à l'eau...
Je fais volte face et cours aussi vite que je peux pour retrouver mes petits, mes chers petits anges. Ils sont assis sur leur lit et devant mon teint blême, me demandent si tout va bien. Comment leur annoncer l'atrocité de la situation? Et puis, je me souviens des somnifères en sirop dans la malle, j'attrape le flacon et leur en administre à chacun, une dose mortelle. Que faire d'autre? Nous n'avons plus le temps, j'ai vu l'eau montée un peu plus bas que notre étage, il n'y a pas cinq minutes et je ne veux pas qu'ils souffrent. Le froid de l'eau m'a pratiquement brûlé les orteils, d'ailleurs en y pensant je ne les sens même plus tant ils sont engourdis. Sont-ils toujours là? J'essaye de les remuer. En vain. 
Les yeux de mes garçons commencent à se fermer, ils se plaignent du froid et je décide de m'installer entre eux après avoir avalé le reste du flacon de sirop. 
Nous ne seront plus de ce monde quand le Titanic s'enfoncera dans une eau glaciale 30 minutes plus tard... Et je mourrais loin de ma patrie. Loin de mon pays. Sans même avoir revu mon père. Et dire que tout le monde voulait sa place sur le voyage inaugurale de ce "géant des mers". Ce paquebot insubmersible qui deviendra ma dernière demeure. Pour l'éternité. Tiens, je n'ai plus froid du tout...*

Ce qu'il reste du Titanic? Se sont des objets retrouvés sur l'épave lors de multiples plongées sur les lieux du drame et ceux légués par les survivants à leurs descendants.
Des pièces m'ont interpellé comme ce fer à friser dont je n'ai toujours pas compris le fonctionnement ou ce joli pot de dentifrice...


Contrairement à ce que l'on a longtemps cru, l'iceberg n'a pas éventré le bateau en une large brèche de 100 mètre. Un sonar qui a observé sur place les dégâts a relevé 6 petites entailles pas plus épaisses qu'un bras humain réparties le long du premier tiers avant du navire.
Les deux parties du bâtiment reposent à environ 800 mètres l'une de l'autre, les scientifiques s'accordent à dire que quoi qu'il arrive, l'épave aura disparu vers 2050...

Maquette du Titanic reposant dans les fonds marins...



* Le récit en italique n'est que pure fiction et n'est dû qu'à mon imagination, un peu creuse...

vendredi 13 septembre 2013

La cantine de Quentin

Je sais bien qu'on ne parle pas beaucoup de beauté ces derniers temps sur le blog mais ne t'inquiète pas ça va revenir! Faut dire que cet été, je me suis un peu laissée aller à la paresse au naturel et qu'il est difficile d'en ressortir. D'abord parce que je me suis remise au sport (et je pense bien que tu vas devoir te coltiner un billet sur le sujet très prochainement, désolée), à manger un peu plus équilibré et du coup, ma peau va bien. Je ne suis déjà pas fan du grand camouflage mais là, je vis très bien juste avec un voile de poudre sur le visage, pas de quoi en faire un billet on est d'accord.

Bref! C'est pas du tout de ça dont je voulais te parler ce matin mais d'une bonne adresse parisienne découverte totalement par hasard lors d'une promenade près du canal St Martin dans le 10è arrondissement de Paris. Quartier où je ne vais jamais et ce samedi là, ça devait bien faire plus de 5 ans que je n'avais pas passé l'écluse puisque Mr Grumpy ne connaissait pas du tout ce coin...


Faut reconnaître que Paris est un trésor non? En plus, j'ai eu un coup de chance phénoménal puisque la lumière était au top pour faire une jolie photo aussitôt envoyée sur mon compte Instagram et c'est sur la gauche du pont, dans une des rues perpendiculaires que j'ai trouvé LA perle rare!  


Je n'avais pas très très faim et comme je me fais violence sportivement parlant, j'essaye de faire un peu attention à ce que je mange (tu parles Charles!). Je n'ai donc pris qu'une entrée et un dessert (super) et mes deux Loulou nous ont fait la totale (entrée, plat et dessert).
Que te dire de plus, si ce n'est que j'ai mangé les meilleurs "Oeufs Mayo" de la capitale et tu sais que j'en ai testé un paquet avec ma copine Fifi! Ici, ce sont des "Oeufs durs aux deux mayos", une classique et une à la figue, c'est juste un délice pour le palais.
Mr Grumpy a lui opté pour l'incontournable "Tomate Mozarella" et le détail qui, à mes yeux, a tout changé, la tomate est pelée. C'est pas grand chose, certes mais c'est la touche qui te donnera envie de revenir plutôt que de tester la brasserie d'en face.


Je n'ai pas pris de plats et je me suis contentée de regarder les hommes de la tablée s'en mettre plein la panse. L'Ingrat lui avait choisit le plat régressif à souhait avec un bon "jambon, purée" des familles et là encore, d'un plat ultra simple, Quentin (parce que c'est le chef cuisinier) arrive à enchanter les papilles. 
Du jambon de qualité coupé en petits morceaux, de la vraie purée de pommes de terre et des copeaux de parmesan. Pour la première fois de ma vie, j'ai vu quelqu'un "saucer" son assiette de purée! 
Mr Grumpy lui s'est régaler de sa salade au poulet et les croutons bien que croustillants fondaient sur la langue…


On a eu un peu plus de mal sur le choix des desserts, enfin quand je dis "on", je parle des garçons parce que moi dès que j'ai eu la carte entre les mains, j'ai que je prendrais le cheesecake et son caramel salé. L'ingrat aurait aimé prendre la même chose, mais on s'est mis d'accord sur un autre dessert et de partager par la suite. 
Là, encore un sans faute. Le cheesecake était frais, moelleux comme il doit l'être et le caramel divin! 
La tarte au citron déstructurée est aussi à gouter et c'est plutôt chouette d'avoir toutes ses saveurs en bouche en même temps. Mr Grumpy a opté pour un méli-mélo de fraise et framboise accompagnée d'une glace vanille et ni l'Ingrat, ni moi n'avons eu le temps d'y goûter! 


Je ne peux pas te parler de la déco puisque j'ai déjeuner en terrasse et que je ne suis pas rentrée à l'intérieur. Le service est super rapide, pas d'attente entre les plats et le service est hyper agréable. Le serveur est à l'écoute, souriant, intarissable sur le restaurant ou Quentin… Les prix sont ceux pratiqués sur Paris mais pour la qualité et la finesse des goûts, c'est pas si cher payé je trouve, compte 30€ pour la totale. Le seul bémol, le prix des boissons. Là, je crois qu'ils se sont grave "touchés" et une bonne carafe d'eau devrait régler le problème.
Il est vraiment dommage pour ma part, que cette petite merveille se situe à l'autre bout de Paris parce que clairement j'en aurais bien ma cantine!

La cantine de Quentin
52 rue Bichat
75010 Paris

jeudi 8 août 2013

Roger & Gallet, rue Saint-Honoré.

C'est en 1862 que deux normands s'associent pour reprendre sur la capitale, le fond de commerce de Jean-Marie Farina le célèbre créateur de l'eau de Cologne. Armand Roger, chapelier de métier et son cousin Charles Gallet, banquier décident alors d'accoler leur deux noms: Roger&Gallet était né!
Très rapidement, les deux hommes s'aperçoivent de l'importance du contenu mais également du contenant et n'hésitent pas à faire appel de grands noms comme Lallique ou Baccarat pour façonner leurs flacons.

L'histoire de la marque on la connait un peu puisque j'en ai déjà parlé l'année dernière à l'occasion du 150ème anniversaire de la maison.

Quinze ans après avoir ouvert leur boutique, Roger&Gallet innove en commercialisant les célèbres petits savons ronds enveloppés dans du papier plissé et qui se déclinent sous toutes les senteurs de la marque. Le premier sera d'ailleurs parfumé à la violette selon la méthode dite "au chaudron" (une espèce de bain marie qui demande une attention de tous les instants, pour simplifier).
L'entreprise prospère tant et si bien, que les deux cousins iront jusqu'à construire un immeuble au 32 rue du Faubourg Saint-Honoré pour son siège social avec au rez-de-chaussée, une boutique. Aujourd'hui, si l'envie te prenait de passer par là, les murs abritent Barbara Bui il me semble...

D'abord absorbée par le groupe Sanofi, la marque est rachetée au début des années 2000 en même temps que YSL par le groupe L'Oréal (dans sa branche de cosmétique active avec La roche-Posay et Vichy entre autres…), ce qui va redonner un second souffle à cette enseigne, un peu poussiéreuse. Parce qu'on a beau critiquer le groupe, je ne connais pas d'autre entreprise capable de rallumer une flamme aussi vive à partir de cendres. Et puis, tu me connais mon coté chauvine et moi, alors si on arrive à faire perdurer une entreprise française, j'applaudis des deux mains. Et si L'Oréal sait bien faire quelque chose: C'est du neuf avec du vieux!

Alors 30 ans, après la fermeture de la Boutique, appelée par les initiées de l'époque la Boutique du Bonheur, une nouvelle échoppe vient d'ouvrir au 195 rue Saint Honoré. Oui, à deux pas de la précédente et j'adore le clin d'oeil (même si moi, j'aurais délogé Barbara Bui vite fait, bien fait XD)...


Je suis parisienne, j'ai donc pu me rendre à la boutique très facilement et c'est assez bluffant comme l'endroit vous invites à vous poser et à profiter du moment. 
A l'entrée, un îlot central avec les fragrances et des écrans tactiles pour vous aider en quelques questions  à vous orienter dans ce dédale olfactif, une vasque vous permets également de tester les gels douches et les crèmes. 


J'ai été émue de retrouver dans la décoration des touches de l'ancienne boutique comme pour les motifs du mobile au plafond ou la toile de Jouy, discrète mais pourtant bien présente. 


Bref, si tu passes dans le coin, entre et laisse toi porter! 

Je te conseille vivement de cliquer sur Le Livre Virtuel si tu as envie de continuer l'immersion dans l'univers Roger&Gallet et de te régaler des nombreuses illustrations d'époque.

vendredi 19 juillet 2013

Le Restaurant Oscar

Après avoir découvert la nouvelle boutique Roger&Gallet, rue Saint Honoré et que Mr Grumpy soit venu me récupérer sur son cheval blanc scooter noir (chienne de vie!), nous avons contourné l'église Saint Roch pour aller diner dans un petit restaurant qui m'avait fait de l'oeil sur le trajet à l'aller…

Le restaurant Oscar, est un restaurant italien dans un cadre idyllique avec pour terrasse une immense verrière au charme désuet des années 1900, tout était réuni pour un super diner en amoureux (trop rare, on a toujours l'Ingrat sur le dos ^^). Et comme je m'attache beaucoup au détail, j'ai apprécié les nappes blanches en coton, les couverts gravés au nom du restaurant et les serveurs en chemise/cravate. C'est peut-être pas grand chose mais ça apporte une touche de raffinement, de "belles choses" pour encore mieux apprécier le repas.


Comme toujours avec les premières chaleurs, j'avais une toute petit faim et je n'ai pris qu'un plat mais il en faut plus à Mr Grumpy pour se laisser abattre et quand on mange italien, impossible pour lui de faire l'impasse sur le fameux "tomates-mozarella". En lui apportant l'entrée, le serveur lui a même donné le nom de chaque variété de tomates qui composaient son assiette et j'ai trouvé ça plutôt sympa.

Pour les plats, Mr Grumpy a opté pour des lasagnes maison (qui sont presque aussi bonnes que les miennes selon lui, mais je crois qu'il a bien trop peur que je ne lui en cuisine plus, pour avouer qu'elles devaient être cent fois meilleures XD) et, je me suis fais plaisir avec des tagliatelles aux crevettes et à la pistache. J'adore les crevettes, j'en mangerais sur la tête d'un pouilleux (enfin presque ^^). Je suis toujours un brin déçue quand mon plat arrive d'observer quatre malheureuses crevettes dans mon assiette, mais j'en ai pris mon parti et me suis résignée. Aussi, j'ai été agréablement surprise en soulevant mes tagliatelles d'y trouver mes trésors en quantité non négligeable! 


Mr Grumpy s'est fait plaisir en dégustant un grand vin servi au verre (je ne me rappelle absolument pas du nom du domaine, le vin étant pour moi aussi intéressant qu'un dimanche pluvieux) et j'ai siroté un soda au cola. 

Nous n'avions plus de places pour le dessert et c'était fort frustrant parce que nous avons passé un moment à lorgner sur la soupe de fraises servie en dessert à la table voisine.

Les prix sont ceux pratiqués dans la capitale et particulièrement dans ce quartier, c'est à dire cher mais quand le service et la qualité sont au rendez-vous, ça passe mieux non? 
Nous avons payé 70€ pour un très bon moment, intimiste comme il faut tout en se sentant chouchouter,  vraiment j'ai été bluffé par le service! 

Mais il est à noter qu'il existe une formule entrée+plat du jour à 20€ avec la promesse d'être servi en 30 minutes, idéal pour une pause déjeuner toute en douceur...

Restaurant Oscar
15 rue de pyramides
75001 Paris 

vendredi 22 mars 2013

Des burgers à Paris!

Histoire de ne pas me dépayser trop vite lors de mon retour en Australie j'ai continué à manger comme je le faisais là-bas, à savoir burgers midi et soir. Mes jeans étant restés à Paris, j'en avais un peu rien à faire de plus rentrer dedans. Normal.

Le PDG (Pretty Damn Good) avait déjà deux adresses sur Paris, pour chaque rive (et ainsi les parisiens sont bien gardés huhu). Situé 20 rue de Ponthieu pour la rive droite et 5 rue du dragon pour la rive gauche, l'est de Paris se retrouvant fort dépourvu quand la faim fût venu!
Manque réparé puisque PDG Central Park s'est installé au 55 rue de Bretagne juste derrière République (Répu pour les intimes ^^), du coup avec Fifi et Poulette, nous avons le temps d'une soirée rejoint nos copines de la blogosphère mode, pour découvrir ce nouveau né!
Sur la carte Pierre le proprio annonce la couleur, ici tout est fait avec amour de l'épluchage de pommes de terre au choix de Eric Kayser pour la fabrication des buns livrés chaque matin. Pas de révolution sur la carte des burgers, elle reste la même que celle de ses grands frères. La nouveauté réside dans l'introduction du Hot Dog, les pains sont là encore fournis par la boulangerie Kayser et la multitude des saveurs va devenir problématique au moment de la commande, je le sens!
Par contre, pour le dessert pas de tergiversions opte pour le CHEESECAKE et pense à un peu à moi à la dégustation ;-)

 Merci à SoFromParis pour le prêt des photos ;-)

Et puis, toujours avec Fifi on s'est dit qu'on pouvait bien faire une pose dans notre recherche de l'oeuf mayo parfait, en faisant du mois de mars le mois Marathon du Burger! Oui, on est des oufs avec ma Fifi, on a peur de rien, faut l'savoir.
On a donc rejoint Amélie et sa bande (en ce moment avec ma blonde, on fait quand même grave des infidélités à la blogosphère beauté ou bien?) qui fêtaient l'arrivée des Legendary Burgers au Hard Rock Café, boulevard Montmartre. Là encore, après avoir écouté le patron (un anglais, j'suis cernée!) et le chef nous raconter la grande histoire du Hard Rock Café et la petite histoire de ces nouveaux burgers, nous avons enfin pu les gouter!
Si tu cherches un endroit en plein centre de Paris où manger un bon burger et où tu en auras pour ton argent dans ton assiette, c'est ici qu'il faut que tu ailles! Il parait que leurs cocktails sont super généreux, j'peux pas confirmer, je ne bois pas (j'peux pas avoir toutes les tares non plus on a déjà dit!).
Tu ajoutes une Frogita que je ne vois pas assez souvent et Monsieur Denis (himself, j'étais limite impressionnée hein, c'est pas tous les jours que j'ai la chance de rencontrer des dinos blogueurs moi, j'te jure!) et tu as la garantie d'une sympathique soirée, sans se soucier d'où on a bien pu mettre la ceinture de not' pantalon, on s'en fou, on ne va pas en avoir besoin dans l'immédiat.
Enfin, surtout moi...


Bon, c'est par où le bar à soupes ? 

lundi 4 mars 2013

Le château de Fontainebleau.

Tu vas voir que je vais réussir à te donner le tournis avec mes bêtises! Un jour je te cause de Melbourne, le lendemain des koalas et le jour suivant? Bim, retour en France!
Un samedi un peu tristounet de février, j'ai pris ma voiture, j'ai roulé et avant d'aller me lamenter dans les jupons de ma mère (tout arrive ^^), j'ai fait une pause par le château de Fontainebleau…
Faut dire que mes hommes à moi et les visites de vieilles pierres, c'est pas le grand amour et c'est vraiment con parce que j'adore ça. De temps en temps je lutte pour les emmener avec moi et puis, cette fois je me suis fais une visite en solitaire avec pour seule compagnie l'audioguide… Ca donne envie de pleurer hein? La vérité faut pas. Malgré des airs enjoué, je suis un vieux loup solitaire et j'aime vraiment beaucoup ces moments avec moi-même… Bref, le château!

C'est Saint Louis qui tombe amoureux de ces terres et décide d'y faire construire un pavillon de chasse et un hôpital (pourquoi un hôpital, l'audioguide ne m'a rien dit à ce sujet ^^). Mais il faudra attendre François 1er de retour en France et qui se lance dans la construction d'un château selon l'architecture italienne de l'époque, du grandiose quoi! Il y installe donc la cour lors de ses nombreux séjours ce qui fait venir dans le coin contes et princes qui ont fait construire de bien belles bâtisses tout autour…

Louis XIV y signera l'Edit de Fontainebleau dit comme ça, ça ne te dis surement rien à toi non plus, puisque la population l'a très vite rebaptisé Révocation de l'Edit de Nantes. Ah ben oui, tu vois bien ;-)
Et puis le château tombe un peu dans l'oubli jusqu'à ce que Napoléon et sa folie des grandeurs (peut-être a cause de sa taille non? -p), décide de s'y installer et de le faire entièrement rénové.
C'est d'ailleurs de la cour du château que Napoléon fera ses adieux après son abdication en 1854… La cour en a gardé le nom: La cour des adieux.

Depuis le château est plongé dans l'ombre, aucun autre roi ne s'y est  plus intéressé, peut-être à cause des armoiries de Napoléon un peu partout jusque chaque poignée de fenêtre quand même… C'est qu'il avait de l'égo notre empereur!

Je suis désolée de la qualité des photos mais la visite n'étant pas préparée, je n'avais que mon téléphone ce jour-là et quand je te dis que c'était un samedi bien triste, t'as qu'à voir la luminosité pourrie!
Cependant cette visite m'a transporté, sorti de mon quotidien le temps de quelques heures tant le château est superbement bien entretenu et si je ne risquais pas de passer pour une folle, je te dirais bien qu'assise sur un des bancs de bois de la salle de bal en fermant les yeux on aurait presque pu entendre le froissement des magnifiques soieries que devaient porter la jeunesse insouciante de l'époque...

Sur la photo ci-dessus, les deux premières sont des salles de bains et oui, j'ai été surprise de constater que la baignoire avait déjà fait son apparition dans des formes plutôt modernes pour la seconde et elle a presque 200 ans pourtant!
Le salon rouge est le salon de l'abdication de Napoléon, j'dois être traumatisée par cet évènement je ne vois pas d'autres explications ^^
Le lit à Baldaquin fait sur la demande de Marie-Antoinette en 1787 mais qui n'aura pourtant jamais l'occasion de dormir dedans et c'est finalement l'Impératrice Joséphine qui étrennera la literie! 


 Les deux premières photos sont la salle du trône de l'Empereur (jadis salle du trône du roi, il a eu la gentillesse de conserver les armoiries de ses prédécesseurs gravées dans le bois) et sa chambre à coucher d'apparat.
Et la pièce qui m'a le plus bluffé est sans aucun doute la bibliothèque que j'ai trouvé sublime avec ce globe immense posé à l'entrée...
 La fameuse salle de bal dont je te parlais plus haut et la galerie François 1er qui mesure environ 60 mètres de long et qui a été construit sous le règne de celui dont elle porte le nom pour relier ses appartement au château sans braver les intempéries (ils avaient quand même de vrais problèmes à l'époque pas vrai?). La galerie d'origine était par contre ouvert à tous les vents et n'a été vitrée que quelques années plus tard...

La visite s'achève mais si tu passes dans le coin, je ne saurais que te conseiller de t'y arrêter pour admirer par toi même des siècles et des siècles de notre histoire parfois avec un grand H ;-)

mercredi 9 janvier 2013

La France? Je crois qu'elle laisse tomber… Pour Paris, c'est sûre!

Quand je pars à l'étranger, il m'est devenu impossible de ne pas faire de comparaisons avec ma chère mère patrie la France. Et force est de constater que plus ça va, plus je suis en colère contre mon pays!
La France reste une des destinations touristiques les plus prisées au monde, et très sincèrement je ne comprends plus pourquoi…

Attends, attends! J'aime toujours la France, Paris tout ça tout ça sauf que je ne comprends pas ce qu'il en reste d'attractif pour des millions de gens dont ce n'est pas le pays.
Le service à la clientèle est un principe totalement méconnu de mes compatriotes et rien que pour ça, de temps en temps je peux rosir de gène quand je tombe sur le regard abasourdi d'un touriste attablé à l'une de nos brasseries. Oui, ca peut paraître choquant mais en France, il n'est pas rare que tu te fasses (gentiment quand t'as de la chance) rembarrer par un serveur ou une vendeuse mal léchée…

Je reviens de dubai et là-bas, comme en Angleterre, comme aux US, comme à Prague et même comme à Malte (pour dire!^^), bref partout ailleurs qu'en France finalement, le client est roi. Je n'ai jamais attendu pour être servie en dehors que de l'hexagone, je n'ai jamais eu a guetter un vendeur pour une taille introuvable en rayon puisqu'à l'étranger, il y a presque plus de personnel dans les boutiques que de clients (et là, je remets un oscar du nombre de personnel à l'Angleterre, même si ça me fait bien mal de l'admettre et que jamais je ne l'avouerais de vive voix à Mr Grumpy, on est d'accord!).

Je reviens d'une semaine entre la Suisse et l'Allemagne, et j'ai bien entendu traversé une partie de notre pays pour ce périple et même si nos contrées continue de faire gonfler mon coeur d'orgueil, on sait bien que la plupart des touristes ne viennent pas chez nous pour visiter nos vertes vallées (hélàs).
Nos campagnes qui selon les régions continuent tant bien que mal à garder en état notre patrimoine en manquant cruellement de fonds, mais comment font les autres pays pour réussir l'exploit?

Et pourtant la France, continue de faire rêver…

En vrai, on (quand je dit "on", je parle du tourisme en France) continue à exister grâce aux clichés! Parce que c'est ça que vient chercher le touriste. Paris, une ville chargée d'histoire parfois avec un grand H, des immeubles haussmaniens, il reste même quelques brasseries typiquement parisiennes…
Qu'on ne vienne pas me parler de l'élégance parisienne, là non plus ça ne marche plus! Je sais que je ne suis pas la version parisienne la plus féminine et ultra lookée de la place mais je prends le métro tous les jours et pour l'élégance, tu repasseras. Je trouve les Singapouriennes ou les Londonniennes beaucoup mieux apprêtées que nous.

Du coup, la question de savoir pourquoi vraiment la France reste une destination tellement magique pour des millions de personnes? On ne peut pas dire que c'est pour notre amabilité légendaire, pas plus que pour le coût de la vie, ni pour le climat alors pourquoi?

Lorsque je prends le temps d'observer la capitale je la trouve sale, tristoune, vieillote (mais pas dans le bon sens du terme) bref je la trouve trop inhospitalière pour que des étrangers s'y sentent bien et ça me rend vraiment triste que mon pays renvoie une telle image de lui…

mardi 13 novembre 2012

L'île de la Jatte...

Je suis une parisienne dans l'âme. Tout d'abord parce que j'y suis née, dans une clinique qui n'existe plus du 14ème arrondissement de Paris et tu n'imagines pas mon désespoir quand il m'a fallut quitter Paris.
J'ai grandit sur les grands boulevards extérieurs, entre les portes de Bagnolet et Montreuil, un quartier populaire qui reste cher à mon coeur. Mon fils lui a grandit dans le 17ème, sa tendresse va donc aux Batignolles…
Nous avons quitté Paris Intra Muros pour Clichy à cause d'un poste qui necessitait des gardes et donc un logement de fonction, puis notre rencontre avec Mister Grumpy nous à poussé à traverser la Seine pour nous établir juste de l'autre coté de la rive. Et très sincèrement, c'est le maximum que je puisse faire… Je suis attachée à ce fleuve comme la moule à son rocher!

Il a été question, il y a quelques semaines de quitter la France pour la Brittanie et crois-moi, j'ai lutté de toutes mes armes avec en ultime recours, la menace d'un divorce manu militari!
La Tamise a beau être dépaysante, elle ne ressemble ne rien à notre bonne vieille Seine…

Et moi, j'aime mes promenades en famille et bien plus souvent en solo (je vis avec des feignasses, pire que moi!). Et comme pour tout ce que j'aime, je partage ici. Et mes pas me ramènent souvent sur cette île, un peu hors du temps, loin du bruit et dont on remonte un peu déconnecté...




L'étrange sensation d'être si loin de tout sans devoir quitter des yeux cette eau si apaisante et toi, c'est quoi ton endroit ?

mardi 23 octobre 2012

Music-Hall, le parfum de l'Olympia.

On va pas mal parler de parfums ces prochains jours, parce que j'ai eu deux ou trois coups de coeur cette saison et après une période plutôt sage, me voilà avec de nouveau des envies de changements...

J'ai rencontré Arnaud Delbarre, le directeur général de l'Olympia.

Là encore, j'aurais pu arrêté ce billet là, tant c'est énorme... Moi, Kaki j'ai rencontré Arnaud Delbarre, le directeur de la plus célèbre salle parisienne. Enorme, je te dis!
J'ai eu la chance d'être invitée en tout petit comité à la présentation de "Music-Hall, le parfum" la semaine dernière.
L'idée de ce parfum est née d'une rencontre entre Arnaud Delbarre donc et Gérald Ghislain, parfumeur (et fondateur de Histoires de Parfums), qui ensemble ont eu envie de retranscrire un peu de l'ambiance, de l'histoire mais aussi de l'émotion de l'Olympia dans un flacon...

Avant de te parler de tout le reste, parlons d'abord du parfum! Quand je l'ai senti la toute première fois, il m'a de suite fait penser à Kenzo de Kenzo en légèrement plus fruitée et un peu moins musqué peut-être... Et les souvenirs ont afflué, tu penses ;-)

Ce parfum essaye donc de raconter à sa manière 50 ans de Music-Hall et pour se faire, il est aidé d'extraits de Rose (pour le coté rouge, inévitable), de bergamote, de safran, de lilas et de pivoine avec plus en discrétion du patchouli, de la vanille et mon chouchou parmi les chouchoux le musc blanc...

Un parfum qui te parle de Coquatrix, des Beatles, des Yéyé, Al Jarreau, Dionne Warwick ou encore les Doors (bon sans Jim Morrisson mais Doors quand même^^), qui te rend nostalgique d'une époque que je n'ai pas connu et, où comme le chantait Johnny les fauteuils volaient dans une salle enfumée... 
Une très belle réussite que ce parfum, il me semble. 

Et puis, si j'avais des super pouvoirs j'aurais kidnappé Arnaud Delbarre le temps d'un diner pour qu'il me raconte encore et encore l'Olympia...
J'ai appris ce soir-là que les artistes se produisent partout ailleurs mais qu'ils disent avoir "fait" l'Olympia ou encore que grâce à la générosité de grands artistes comme Edith Piaf qui a reversé l'intégralité de certains concerts à l'Olympia, la salle est encore là aujourd'hui.
L'Olympia possède aussi une salle annexe, dite "la salle des billards" (qui n'a pourtant jamais acceuillit une de ces tables), elle aurait été construite par un roi d'Angleterre, qui s'était même fait aménager un balcon pour voir sans être vu...

Nous avons eu le privilège de voir s'ouvrir les portes du bar le plus select de la capitale, le bar Marilyn de l'Olympia qui n'est ouvert qu'aux artistes ou à très rares soirées privées, Arnaud Delbarre nous a gentiment permis de prendre quelques photos et je t'assure avoir eu "les poils" en entrant dans ce lieu...

J'ai passé une soirée magique et l'amour de ce directeur pour son Olympia est dangereusement transmissible, je t'aurais prévenu ;-)


PHOTOS SUPPRIMEES PAR ERREUR EN AOUT 2013

samedi 29 septembre 2012

Canaletto au Musée Maillol.

J'ai eu la chance de pouvoir assister à une visite guidée nocturne à l'hôtel Bouchardon qui abrite le musée Maillol et plus précisément l'exposition "Canaletto à Venise" en ce moment...

Le Musée Maillol pour sa réouverture frappe fort en réunissant des oeuvres du peintre Canaletto jusqu'ici jamais exposées en France. La plupart des tableaux viennent des collections privés ou de musées étrangers.

Mais qui était donc Canaletto? Zuane Giovanni Antonia Canal est né en 1697 à Venise, près du célèbre Rialto dans une famille italienne plutôt aisée. Son père, peintre de décors de théatre fait rentrer Giovanni et son frère Cristoforo dans l'atelier familial et c'est dans la scénographie que le fils fait ses armes.
Après un court séjour à Rome, Canal revient à Venise en ayant affiné son pinceau, son style et la façon dont il structure ses tableaux. Structurer, c'est le verbe qui correspond le mieux selon moi à ce peintre, tout est agencé au millimètre près et on sent derrière chaque toile, l'extrême rigueur dont fait preuve l'artiste...

En déambulant dans les salles du musée, on peut admirer quelques uns des croquis dont raffolait Canaletto dans la préparation de chacune de ses commandes. C'est d'ailleurs avec l'aide d'une lunette optique qu'il étudie sur de petits carnets les vues que ses commanditaires, souvent des étrangers tombés sous le charme de Venise, lui achètent.

En ressortant, une seule envie: Aller voir de ses propres yeux ce que Canaletto nous a peint à la perfection...

Le musée Maillol est ouvert tous les jours de 10h30 à 18h (17h le dimanche) et toutes les informations sont sur le site Musée Maillol.

Et comme j'aime aussi les détails, il est bon de savoir que le restaurant du musée sert une carte liée aux expositions, en ce moment tu peux donc déguster de délicieux mets italiens et mon petit doigt me dit que je devrais y emmener Mister Grumpy d'ici peu!


jeudi 30 août 2012

C'étaient des enfants à l'Hôtel de Ville.

A l'occasion du triste anniversaire des 70 ans de la rafle du Vél' d'Hiv, la ville de Paris propose une exposition sur cette si sombre période de la seconde guerre mondiale. 
Sur les 13 152 juifs arrêtés les 16 et 17 juillet 1942 par la police et parqués comme des bêtes au Vélodrome d'Hiver, 4000 étaient des enfants. La plupart vont mourir de privation ou seront envoyés aux chambres à gaz dès leurs arrivées sur les camps de la mort...

Cette exposition, c'est des centaines de lettres, de dessins et de témoignages d'enfants avec leur mots, leur courage et leur naïveté...
Des récits de petits anges bourrés de fautes d'orthographe qui dans d'autres conditions t'arracherais un sourire, sauf que dans cet endroit confiné face à ces messages d'amour désespérés, le visage se crispe et le noeud qui coule dans ta gorge t'empêche le moindre mouvement.

Pour être honnête avec toi, je n'ai pas pu faire l'intégralité de l'expo. Je m'y étais rendue seule, et devant cette minuscule robe, les barrières ont cédées. J'ai senti les yeux me piquer et j'ai eu beau me mordre l'intérieur des joues à sang, je n'ai pas réussi à contenir un trop plein d'émotion et je me suis donc précipitée vers la sortie... Assise sur le petit muret à reprendre mes esprits, un homme à l'aube de la cinquantaine s'est approchée et m'a tendu un mouchoir en papier. Je me suis excusée d'être dans cet état et lui s'est excusé de me faire me sentir obligé de m'excuser, ce qui a eu l'effet de me faire sourire. 
Devant mon état désastreux, il m'a questionné sur mon histoire personnelle face à cette période, je lui en ai raconté quelques bribes et lui, la sienne, beaucoup plus tragique d'ailleurs.

On était là comme deux ronds de flans, deux parfaits inconnus qui viennent en une trentaine de minutes de se raconter des choses tellement intime, alors je me suis présentée et lui aussi. Pour l'aider à conserver son anonymat, je vais donc l'appeler par son prénom (chose que je ne me suis absolument pas permise face à lui), Monsieur Paul est un professeur d'université. Un professeur en Histoire plus précisément et après m'avoir demandé si j'avais des obligations pour la fin de cette après-midi, m'a proposé une chouette balade dans les rues de la capitale, en l'agrémentant deçi-delà de quelques anecdotes...
La quatrième photo au dessus, c'est la cour de l'Hotel de Beauvais, rue François Mirron qui abrite aujourd'hui La Cour Administrative d'Appel de Paris et s'il appartient à l'Etat, c'est justement parce qu'il a été racheté 200 000 francs à la famille Simon en 1943 lors des spoliations faites aux familles juives à cette époque.A la libération, il deviendra un immeuble de logements locatifs regit sous la fameuse loi de 1948 et le restera jusqu'au milieu des années 80.
Bien avant ça,  Mozart alors âgé de 7 ans y habita durant 5 mois lors de se première visite à Paris...

- Impasse de l'hotel d'Argenson.
- Angle des rues des Francs Bourgeois et des Archives, plaque matérialisant le niveau de la mer dans le bassin du port à Marseille.
-Un des deux cadrans solaires de l'Ancien Couvent des Pères de la Merci.
- Impasse de l'Hotel d'Argenson.
- Cour du Mont de piété, surnommé "Ma tante" grâce au fils de Louis-Philippe un peu honteux de devoir avouer qu'il y avait mis sa montre en gage, il préféra confesser l'avoir oublié...chez sa tante!
- Devanture d'une des premières boucheries chevalines de Paris (aujourd'hui, boutique de bas et collants)

Les deux photos sont celles de l'impasse des Arbalétriers, dans le marais. Une des plus anciennes voies de la capitale, puisqu'au moyen-âge elle était l'entrée secondaire de l'hôtel Barbette, résidence de la Reine Isabeau de Bavière. A l'époque, il s'agissait d'une allée qui menait à un champs où s'entrainaient les arbalétriers.
Ce serait sur ce lieu que Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI, fut assassiné par les hommes de main de Jean Sans Peur alors qu'il rendait visite à la reine Isabeau, cet évènement aurait relancé la guerre de 100 ans...


En 1882, alors que l'on démolit l'hôtel d'Effiat, un coup de pioche buta sur un vase de cuivre contenant des pièces d'or pour un montant estimé à 7882 livres, la rue hérita naturellement de l'appellation "rue du trésor" et devint une impasse qui était fermée par une fontaine pour rappeler que l'hôtel d'Effiat se dressait là, il y a une porte percé sur le coté de l'impasse et qui, quand tu as la chance qu'elle soit ouverte ouvre sur la rue des Ecouffes.

Ce fut une très belle journée, finalement...

L'exposition sur la rafle du Vél d'Hiv se tient à l'Hôtel de Ville de Paris, l'entrée est gratuite et elle se tient jusque mi octobre.