Je venais donc de le renvoyer dans ses cordes. Le téléphone raccroché. Et puis, en minuscule sur la fenêtre MSN pas encore fermée, je lis :**** est en train d’écrire. J’attends. Que peut-il avoir de plus à ajouter ? On vient de tout se dire. Et la sentence tombe : s’il se conduit de cette manière avec moi, c’est parce qu’il m’a toujours aimé… Déconcertant, cette façon qu’ont les hommes de m’aimer… La rage vient de faire un retour fracassant au creux de mes intestins.
Je reprend mon téléphone, hurle, crie, peste et lui ordonne de se présenter deux heures plus tard, cour Saint Emilion à Paris (un endroit neutre). Il accepte. J’arrive la première et décide de prendre des places de cinéma pour le film « Mes amis, mes amours ». Adaptation du livre de Marc Levy. Ca lui apprendra. Il arrive et de suite, je le mets au courant de la suite du programme. Il accepte sans aucunes résistances. Je comprends dans son regard qu’il a été loin dans les confidences.
Deux heures plus tard, il m’invite à dîner. A mon tour, j’accepte. On est tendu tous les deux, qui le premier va ouvrir les hostilités ? C’est lui qui le fera, à peine installés, dans ce resto sympa de la porte Brançion. Je l’écoute, et une fois de plus nous ne sommes pas d’accord sur le fond des choses. A minuit passé, je capitule et lui demande de me raccompagner jusqu’à ma voiture. Devant, il avouera ne pas vouloir en rester là, qu’il a encore tellement de choses à me dire. Je suis fatiguée, vulnérable loin de « mon nid », je lui propose donc de me suivre et de venir chez moi. Sur le trajet, j’observe le phare de sa moto dans mon rétro et décide d’anesthésier momentanément mes pensées en faisant hurler l’autoradio. Ca fonctionne…
On discutera de tout et de rien, jusqu’à l’aube. Il décide de dormir à la maison, dans mon lit. Epuisés par tant de confidences, rassurés sur des années d’incertitude, nous nous endormirons sagement. Le lendemain matin, je me réveille la première et bondis du lit. Pas prête à cette soudaine et pourtant si connue intimité.
Il fait un soleil radieux, nous décidons d’aller déambuler dans les rues de Paris, de « notre Paris ». Je me tais, je n’ose avouer que depuis je l’ai partagé avec un autre. Je n’ose avouer que ce Paris me fait atrocement souffrir, que je n’y vais plus. D’un pas lourd, je capitule et suis…
« Le Louvre »…J’entre dans la cour Carré. Je lève les yeux, les toits de ce bâtiment sont les plus beaux qu’il m’ait été permis de voir. On traverse le jardin des Tuileries, contournons la place de la Concorde, rue du Faubourg Saint Honoré, on remontera même jusqu’à cette place pleine de petits restos « bobos » qui me fait horreur, endroit préféré des requins de la finance (et pas seulement !).
Plus tard, dans la soirée, installée à la terrasse du café Ruc (filliale de Costes), je comprendrai toute seule que finalement la vie n’est peut-être pas une salope… Et que des fois, elle sait aussi rendre ce qu’elle nous avait confisqué pour un temps (peut-être même pour notre bien). Ce soir là, je suis légère et sereine. Par l’intermédiaire de l’Agitateur, j’ai pû retrouver mon Paris. Celui qui serre mon cœur, qui le fait battre, qui me fait sourire et qui de temps en temps sait aussi me faire pleurer. C’est pas la victoire avec un V majuscule non mais c’est un bon début.
L’Agitateur lui, ne restera pas dans ma vie. Pas comme nous le voudrions. Ce n’est pas le plus important.
J’ai vécut avec cette absence, ce manque. J’ai même été heureuse sans Lui souvent. Et c’est de me rendre compte de ça qui est important ce soir…
Oui, ce soir-là. Entre le Louvre et l’Opéra Garnier, ce qui est important pour moi c’est juste d’être là… Et d’être heureuse, rien que pour ça.
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dimanche 10 août 2008
jeudi 31 juillet 2008
Celle qui connait un Agitateur (1)...
Pour expliquer mon incroyable légèreté du moment, on n’utilisera pas le mot « miracle » parce qu’il n’a pas eu lieu. Juste celui de « logique », de « rationnel »…
Je n’avais jamais parlé de lui sur aucun de mes blogs précédents. Normal, il est dans ma vie en « pointillé » depuis tellement d’années. Parler de lui, c’est délicat. Pas compliqué, juste délicat. Par où commencer ?
Je n’ai pas de date précise de rencontre, je l’ai toujours connu. Nos parents respectifs sont des proches. Nous sommes presque jumeaux, nés sous le même signe astrologique, à 15 jours d’intervalles. Il est l’aîné. Vous connaissez le refrain de Panoramix ? « Non, Obélix pas toi. Tu es tombé dedans quand tu étais petit ! ». C’est pareil. Je suis tombée dedans quand j’étais petite.
Flash-back…
Toute petite, j’étais déjà un peu despote et je décidais de nos jeux. On jouait à la mariée et il était bien évidement le préposé au rôle de « mari ». Plus tard, il a été mon premier flirt. Une immense tendresse, plein de souvenirs et cette complicité tenace nous unissait jusqu’à ce que nos parents voient ça sous le mauvais angle (on peut comprendre).On nous a alors, séparé doucement. A quinze ans, il était sorti de ma vie comme s’il n’y était jamais entré. Il aurait pû rester mon premier amour de gamine… Mais non, la vie est une salope…
Presque 20 ans, je vis sur Paris et nous revoilà sur la même route. Ironie du sort, nos parents divorcés entre temps, c’est son père et ma mère qui nous ont remis dans les pattes l’un de l’autre. Jamais, ils n’ont dû imaginer à l’époque ce qu’ils allaient réveiller. Je me souviens de ce dimanche, dans l’embrasure de ma porte d’entrée. Ma mère et son père, lui juste derrière avec un sac plein de croissants. J’ai sû que ce « truc » entre nous était toujours là. A peine réveillée, enveloppée dans mon peignoir, je n’ai plus vu que ses yeux… De ce dimanche, on ne s’est plus quittés pendant presque six mois jusqu’au jour où « j’ai échoué » (doux euphémisme pour nommer l’impardonnable). J’aurais pu avouer, j’ai préféré nier. Mauvais choix. Il m'a quitté...
J’ai mené ma vie, je l’ai oublié. Il a mené sa vie, il m’a oublié. Oui, ben si la vie était si simple ça se saurait… J’ai mené ma vie, j’ai fait un enfant (une trahison selon lui mais il est un peu excessif), j’ai aimé d’autres hommes, j’ai quitté d’autres hommes, j’ai été quitté par d’autres hommes, j’ai rit, j’ai pleuré, j’ai grandit, j’ai changé et surtout j’ai mûrit (si, si t’imagines ce que ça pouvait donner il y a une dizaine d’années, pauvre de moi).
Il a sans doute fait la même chose. Il est parti à l’étranger plusieurs années. Nous avions des contacts épisodiques. Il apparaissait dans ma vie téléphoniquement parlant une fois par an, le jour de mon anniversaire. Il passait encore plus rarement. De ses rencontres, je ne garde que des mauvais souvenirs. Il me racontait sa vie, j’écoutais. Lentement, je suis tombée dans un mutisme total face à lui. La sauvage que je peux être n’arrivait plus à se livrer à cet étrange personnage épisodiquement. Par pudeur avant tout. Comment se raconter à un homme qui au fil des ans devient un étranger à vos yeux ?
Cette année, nos rituels ont volé en éclats. Je les ai fait volé en éclats. Je plaide coupable. J’assume. Assumer après tout, c’est lui qui me l’a appris. Je ne l’ai pas appelé pour son anniversaire. Une première, il m’a quand même appelé pour le mien et je n’ai pas répondu à son message. J’étais perturbée. D’autres évènements en tête, une féroce envie d’envoyer tout valser à ce moment là et donc surtout pas envie de l’écouter déblatérer des heures sur son nombril. De plus ? Mon forfait n’aurait pas apprécié. Pas une excuse ? Mouais bon…
Jusqu’à samedi dernier. Samedi 26 juillet 2008. Depuis notre séparation, il s’est passé 12 ans presque jour pour jour… La vie est une salope, des fois c’est bien connu… Il m’intercepte donc ce samedi sur MSN (moi, je vous le dis la technologie nous perdra tous, je vous aurez prévenu) et me fait le procès du siècle. Je ne me démonte pas et le renvoi dans ses cordes vite fait, bien fait (faut dire que pour ça, je suis douée). Je le sais qu’il m’en veut toujours, pas besoin qu’il me fasse le rappel tous les ans. Oui, je l’ai trompé mais bordel c’était il y a 12 ans. J’ai payé. J’ai payé cher puisque je l’ai perdu… On raccroche en se disant que ça ne sert à rien de continuer ce petit manège, que ça ne change rien à ma vie de connaître la sienne. Je m’en fou. Samedi, faut dire que j’étais pas dans mon état normal. On n’aurait pu m’annoncer la fin du monde que j’aurais pas bougé d’un cil… Un je m’en foutisme de haute catégorie… rare… royal...
Il n’en est pas resté là, tu penses. Il avait un solde de tout compte à régler avec moi et il allait falloir que je passe au bureau du personnel…
Ce que j’ai fait…
Je n’avais jamais parlé de lui sur aucun de mes blogs précédents. Normal, il est dans ma vie en « pointillé » depuis tellement d’années. Parler de lui, c’est délicat. Pas compliqué, juste délicat. Par où commencer ?
Je n’ai pas de date précise de rencontre, je l’ai toujours connu. Nos parents respectifs sont des proches. Nous sommes presque jumeaux, nés sous le même signe astrologique, à 15 jours d’intervalles. Il est l’aîné. Vous connaissez le refrain de Panoramix ? « Non, Obélix pas toi. Tu es tombé dedans quand tu étais petit ! ». C’est pareil. Je suis tombée dedans quand j’étais petite.
Flash-back…
Toute petite, j’étais déjà un peu despote et je décidais de nos jeux. On jouait à la mariée et il était bien évidement le préposé au rôle de « mari ». Plus tard, il a été mon premier flirt. Une immense tendresse, plein de souvenirs et cette complicité tenace nous unissait jusqu’à ce que nos parents voient ça sous le mauvais angle (on peut comprendre).On nous a alors, séparé doucement. A quinze ans, il était sorti de ma vie comme s’il n’y était jamais entré. Il aurait pû rester mon premier amour de gamine… Mais non, la vie est une salope…
Presque 20 ans, je vis sur Paris et nous revoilà sur la même route. Ironie du sort, nos parents divorcés entre temps, c’est son père et ma mère qui nous ont remis dans les pattes l’un de l’autre. Jamais, ils n’ont dû imaginer à l’époque ce qu’ils allaient réveiller. Je me souviens de ce dimanche, dans l’embrasure de ma porte d’entrée. Ma mère et son père, lui juste derrière avec un sac plein de croissants. J’ai sû que ce « truc » entre nous était toujours là. A peine réveillée, enveloppée dans mon peignoir, je n’ai plus vu que ses yeux… De ce dimanche, on ne s’est plus quittés pendant presque six mois jusqu’au jour où « j’ai échoué » (doux euphémisme pour nommer l’impardonnable). J’aurais pu avouer, j’ai préféré nier. Mauvais choix. Il m'a quitté...
J’ai mené ma vie, je l’ai oublié. Il a mené sa vie, il m’a oublié. Oui, ben si la vie était si simple ça se saurait… J’ai mené ma vie, j’ai fait un enfant (une trahison selon lui mais il est un peu excessif), j’ai aimé d’autres hommes, j’ai quitté d’autres hommes, j’ai été quitté par d’autres hommes, j’ai rit, j’ai pleuré, j’ai grandit, j’ai changé et surtout j’ai mûrit (si, si t’imagines ce que ça pouvait donner il y a une dizaine d’années, pauvre de moi).
Il a sans doute fait la même chose. Il est parti à l’étranger plusieurs années. Nous avions des contacts épisodiques. Il apparaissait dans ma vie téléphoniquement parlant une fois par an, le jour de mon anniversaire. Il passait encore plus rarement. De ses rencontres, je ne garde que des mauvais souvenirs. Il me racontait sa vie, j’écoutais. Lentement, je suis tombée dans un mutisme total face à lui. La sauvage que je peux être n’arrivait plus à se livrer à cet étrange personnage épisodiquement. Par pudeur avant tout. Comment se raconter à un homme qui au fil des ans devient un étranger à vos yeux ?
Cette année, nos rituels ont volé en éclats. Je les ai fait volé en éclats. Je plaide coupable. J’assume. Assumer après tout, c’est lui qui me l’a appris. Je ne l’ai pas appelé pour son anniversaire. Une première, il m’a quand même appelé pour le mien et je n’ai pas répondu à son message. J’étais perturbée. D’autres évènements en tête, une féroce envie d’envoyer tout valser à ce moment là et donc surtout pas envie de l’écouter déblatérer des heures sur son nombril. De plus ? Mon forfait n’aurait pas apprécié. Pas une excuse ? Mouais bon…
Jusqu’à samedi dernier. Samedi 26 juillet 2008. Depuis notre séparation, il s’est passé 12 ans presque jour pour jour… La vie est une salope, des fois c’est bien connu… Il m’intercepte donc ce samedi sur MSN (moi, je vous le dis la technologie nous perdra tous, je vous aurez prévenu) et me fait le procès du siècle. Je ne me démonte pas et le renvoi dans ses cordes vite fait, bien fait (faut dire que pour ça, je suis douée). Je le sais qu’il m’en veut toujours, pas besoin qu’il me fasse le rappel tous les ans. Oui, je l’ai trompé mais bordel c’était il y a 12 ans. J’ai payé. J’ai payé cher puisque je l’ai perdu… On raccroche en se disant que ça ne sert à rien de continuer ce petit manège, que ça ne change rien à ma vie de connaître la sienne. Je m’en fou. Samedi, faut dire que j’étais pas dans mon état normal. On n’aurait pu m’annoncer la fin du monde que j’aurais pas bougé d’un cil… Un je m’en foutisme de haute catégorie… rare… royal...
Il n’en est pas resté là, tu penses. Il avait un solde de tout compte à régler avec moi et il allait falloir que je passe au bureau du personnel…
Ce que j’ai fait…
mercredi 4 juin 2008
Celle qui ne perd pas le Nord...
Deux notes par mois, on frôle l’excès de flemme par ici… Non, même pas. Des fois, j’ai besoin. D’autre pas. Ces derniers temps, c’est souvent « pas ». Ok.
Ma semaine de vacances dans le Sud est presque un lointain mais agréable souvenir. Le temps n’a pas été clément mais finalement cela m’a obligé à visiter la région. C’était fabuleux. Les paysages sont magnifiques dans l’arrière pays cannois. J’ai poussé vers Monaco un jour, Ramatuelle et Port Grimaud un autre, il y a eu Saint Paul De Vence, les Roches Rouges. Un passage ultra rapide à Cannes et devant le palais du Festival. Un monde incroyable…
Il y a aussi eu les bons restaurants en bord de mer, les bains de soleil, la piscine, les livres. Le paradis et c’est terriblement difficile de retourner à sa vie au bout d’une toute petite semaine.
Hier soir, soirée Théâtre. Des invitations pour aller voir au théâtre de la Pépinière à Paris la pièce « 2 petites dames vers le Nord ». C’est pas la pièce de l’année, on est d’accord. Mais moi, j’ai aimé. Peut-être parce que je suis sensible à tas de petites choses futiles et plutôt imperméable au grandes tragédies. Allez savoir…
Et puis samedi, on remet ça avec du sport. Oui, on ne crie pas « victoire » aussi vite. Je vais voir du sport. Non, en fait je vais juste aller admirer le Stade Français (« Les dieux du stades » mesdames…) mettre une raclée d’enfer à Biarritz et le soir c’est Opéra. Verdi, je suis pas certaine mais bon, suis curieuse finalement…
Et après tout ça, si je suis pas épuisée !
Ma semaine de vacances dans le Sud est presque un lointain mais agréable souvenir. Le temps n’a pas été clément mais finalement cela m’a obligé à visiter la région. C’était fabuleux. Les paysages sont magnifiques dans l’arrière pays cannois. J’ai poussé vers Monaco un jour, Ramatuelle et Port Grimaud un autre, il y a eu Saint Paul De Vence, les Roches Rouges. Un passage ultra rapide à Cannes et devant le palais du Festival. Un monde incroyable…
Il y a aussi eu les bons restaurants en bord de mer, les bains de soleil, la piscine, les livres. Le paradis et c’est terriblement difficile de retourner à sa vie au bout d’une toute petite semaine.
Hier soir, soirée Théâtre. Des invitations pour aller voir au théâtre de la Pépinière à Paris la pièce « 2 petites dames vers le Nord ». C’est pas la pièce de l’année, on est d’accord. Mais moi, j’ai aimé. Peut-être parce que je suis sensible à tas de petites choses futiles et plutôt imperméable au grandes tragédies. Allez savoir…
Et puis samedi, on remet ça avec du sport. Oui, on ne crie pas « victoire » aussi vite. Je vais voir du sport. Non, en fait je vais juste aller admirer le Stade Français (« Les dieux du stades » mesdames…) mettre une raclée d’enfer à Biarritz et le soir c’est Opéra. Verdi, je suis pas certaine mais bon, suis curieuse finalement…
Et après tout ça, si je suis pas épuisée !
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